Un appel pressant

Elle sait trouver tous les moyens pour me rejoindre

Vite vite au marché, il manque 2 trucs pour le dîner. Pas le temps de prendre l’imperméable, c’est pas loin, en courant un peu, je passerai entre les gouttes de pluie. Je fais dix pas et le choc, je les sens dans les nuages. Aucun doute il y a des outardes qui passent. Elles sont en tel surnombre qu’il en passera jusqu’au 15 juin, mais elles ne volent pas ici, d’habitude, elles suivent la ligne du grand fleuve.

Et puis l’image se forme dans ma tête, c’est un message pour moi. La Belle endormie s’ennuie, elle veut que j’aille lui sourire, que je la contemple, que je lui déclare mon amour.

Je le sais, ce sont les filles de Koikoi, ma grande amie outarde. Commère, chicaneuse, et mal engueulée, Koikoi était plus habile au coup de bec agressif qu’à la politesse. Mais cela ne l’empêchait pas d’être la meilleure mère du Monde.

Ses filles m’appellent, il faut que je retourne dans ma forêt, il n’y a de la vie que là-bas. Ici mes racines n’ont pas de quoi se nourrir et je me dessèche.

Oui, les outardes, attendez-moi, quelques jours encore et je pourrai partir.

Commentaires

1. Le samedi 27 mai 2006, 16:57 par drenka

Elles ont mauvais caractère dans la famille. Madame Outarde (de Kori) que j'ai rencontrée en Tanzanie n'était pas très aimable non plus. Pis vaut mieux pas être en travers de son chemin, grande comme elle est. Je faisais moins ma maligne moi.

drenka.kob-eye.com/Imgblo...

2. Le dimanche 28 mai 2006, 11:50 par possomette1

la moutarde lui monte vite au nez à madame l'outarde ? (bon d'accord, je tire la porte en sortant...)

3. Le lundi 29 mai 2006, 09:07 par bang bang

hé hé, mal engueulée...

4. Le lundi 29 mai 2006, 09:07 par bang bang

:)