Nokosa et l'amour

Ha! Je suis tout content ! La Jeune Bergère (voir dans les grives) a dit qu’elle aimait cela quand je parlais d’amour. J’ai aussi reçu plein de courriels ( plus que 2) qui me disaient aimer la définition d’Opakoué. Wow! Ce que c’est chouette.

Pourtant, j’ai bien dit que c’était une idée de Nokosa, la douce fille de la joyeuse Nutkat, des baleines mégaptères qui tentent de m’apprendre ce qu’est l’amour. Par moi-même, je n’ai pas appris grand-chose. Je m’y suis jeté comme solution à tout et surtout à moi, espérant trouver une réponse à ce « je » criard, qui voulait le monde pour lui, l’amour pour lui, le bonheur pour lui. Forcément je n’ai pas trouvé. Je ne cherchais pas au bon endroit.

Pourtant, cette chère Nokosa est bien mêlée elle-même. Elle est en pleine crise d’adolescence, et veut comme ne veut pas un compagnon. A la fois très excitée et déprimée, heureuse et triste, enthousiaste et ... l'adolescence est une période beaucoup trop complexe et difficile, ça devrait être interdit aux enfants. Moi qui suis encore mêlé malgré mon age, je ne lui en ferai certainement pas le reproche.

Et d'autre part, c'est si vrai, c'est si grand, ce premier amour, le premier amour du monde. Sûr, que nos parents n'ont jamais vécu cela. C'est certain, ils auraient éclaté les pauvres, si faibles, si incompétents à comprendre devant ce Nouveau Monde qui commence maintenant.

Le peu que j’ai appris de ce Nouveau Monde, c’est qu’il n’avait pas de sens tant qu’il était à moi. Il faut accepter la responsabilité d’être vivant de participer à la vie, et que cela veut dire laisser éclater la frontière de ce « je », accepter de se joindre à la vie, de se laisser emporter par le puissant chant des baleines, le chant de la beauté du monde.

Ouaip! Ça ne résout pas vraiment nos problèmes quotidiens ce grand truc. Il y a des endroits où ça accroche sérieusement. Il faudra donc regarder c’est quoi ce « je » ce « nous », et puis la différences entre la société nomade et celle des agriculteurs, et puis la notion de père, la nécessité et puis la libération de la nécessité d’avoir des enfants… Il va falloir que je crée une nouvelle catégorie, et que nous en discutions tranquillement jusqu’à trouver la paix en nous.

Commentaires

1. Le mercredi 31 mai 2006, 09:27 par Nadid'asie

Tu sais mon grand nounours, je crois que nous avons chacun notre propre définition de l'amour.
La tienne se trouve au fond de ton coeur ...

C'est sûrement ce que la sage Nokosa a essayé de te faire comprendre

2. Le mercredi 31 mai 2006, 10:23 par GrandK

"jusqu’à trouver la paix en nous" ?

Hum.. ça risque de prendre un peu de temps... :)

3. Le mercredi 31 mai 2006, 12:07 par Moukmouk

Nadid'asie--) non, je ne crois pas, du moins j'espère qu'il y a un truc à l'extérieur de nous et qui cherche à nous unir, enfin j'ai souvent eu l'impression de l'avoir senti. C'est ce truc que je cherche à dire

GrandK--) C'est ce que j'espère quand même, j'ai du plaisir en chemin

4. Le mercredi 31 mai 2006, 13:59 par Anita'aq

"L'adolescence devrait être interdite aux enfants"... Ah, parfois, c'est tellement vrai que des blessures paraissant anodines à cet âge vous minent jusqu'aux soubassements de la vie... Mais tout l'amour qu'on est capable de donner, après, ne puise-t-il pas sa source dans les larmes de nos chagrins adolescents ?
Vraie question. Inépuisable... ;-)

5. Le mercredi 31 mai 2006, 15:01 par La Trollette

Nous faisons partie du monde et le monde fait partie de nous... agir en tant qu'individu a des conséquences sur le monde et le monde nous affecte également... exister en tant qu'individu unique dans la masse de l'humanité... être je parmi nous...
Moukmouk, la lecture de tes mots me rend philosophe ! C'est grave docteur ?
;o)

6. Le mercredi 31 mai 2006, 15:09 par nziem

L'individualisme est le gros problème de notre époque je trouve. Heureusement des prises de conscience se font par ci par là, une éthique universelle se met en place. Il existe des moyens pour soutenir les initiatives qui élargissent les droits de l'homme et protègent ceux de la nature : le développement durable, le commerce équitable etc.. mais la route est encore longue.. et j'espère vivre assez longtemps pour dicuter de tout cela "jusqu'à trouver la paix en nous".
et puis je suis aussi très impatiente de connaître la différence entre les société nomades et celles des agriculteurs..

7. Le mercredi 31 mai 2006, 22:02 par alix

oué et en même temps mélanger la réflexion à l'amour, est-ce compatible??

8. Le jeudi 1 juin 2006, 08:23 par Anne

Comme ce billet "résonne" avec mes écheveaux de pensées emmêlées...

Oui, en parler jusqu'à trouver la paix, jusqu'à plus soif, à s'en gaver...

Tu sais que tu m'inspires des grandes réflexions ces jours-ci ?

9. Le vendredi 2 juin 2006, 07:09 par Gaelle

Doune n'avait pas menti, tu écris des textes puissants, monsieur Moumouk ! J'aime beaucoup cette idée de "parler jusqu'à trouver la paix en nous". La paix en nous, pour moi ça entraîne forcément un peu la paix avec l'autre. C'est aussi ce que je cherche inlassablement dans mon travail à moi. Mais dis, depuis le temps que le monde parle, et discute, et dispute, et discourt... tu crois qu'on va la trouver, la paix, au bout du compte ?...
Bonne journée à toi

10. Le vendredi 2 juin 2006, 07:10 par Gaelle

Zut, j'ai écorché ton nom ! Ça commence bien... Faut dire que je suis encore à moitié endormie... je suis une marmotte qui rêve d'être matinale...