Pas encore de voyages

Je dois quitter la ouache pour retourner voir les médecins… triste.

Encore des problèmes de santé. Plutôt que de changer ma plomberie centimètre par centimètre, ce ne serait pas plus simple de tout refaire à neuf d’un coup? Je n’ai pas l’habitude d’écrire des gros mots ici, mais merde ça fait chier… et vous pouvez être persuadés que j’en pense des beaucoup plus gros encore.

 

Je m’ennuie du parc de Belleville, de l’église de ce quartier qui cache un faucon, du canal Saint-Martin du Parc André Citroën… de plusieurs amours, des doux et long, des courts, mais intenses et puis la Promenade Plantée avec Jacquot de Daumesnil, le moineau le plus prétentieux que j’ai connu… et pourtant des moineaux prétentieux ce n’est pas ce qui manque à Paris.

 

Je m’ennuie des amis tout autour de cette ville qui affirme être le nombril du monde et qui est étonnée qu’on en sourie. Mais bien sur aussi de Lyon, de Lorient, de Vannes, d’Annecy, de Cannes et bien sur Aix-en-Provence où j’irai vivre avant d’aller mourir juste à côté de Beaune ou à Bourg-en-Bresse à cause du Monastère de Brou la moins religieuse, la plus fanfaronne des églises.

 

Et Toulouse et Marseille qu’il me reste à découvrir. Tant de gens, tant de sourires, tous ceux à qui je veux dire je vous aime, parce que je les aime vraiment. Je suis si petit et ce monde est si grand.

 

Non ce ne sera pas encore tout de suite, je ne peux pas encore partir. Et j’en suis bien triste. Mais si la vie a encore un sens, si je veux continuer, c’est pour aller vous écouter me raconter ce qui fait votre quotidien, vos espoirs, vos joies, vos peines et ce que vous trouvez beau dans ce monde.

 

Ce monde est si vaste, je l’ai beaucoup parcouru. C’est vrai, je ne vois pas de la même façon que les autres, des faits qui sont importants pour vous m’échappent, des détails pour vous me sont essentiels.

 

C’est que j’essaie de dire la beauté du monde, j’essaie de dire tendresse j’essaie de dire je vous aime.

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