Mais de quoi les garçons ont-il peur?

Les garçons auraient peur de l'Amour. Réactions comparées.

C'est l'excellent billet du Barbare Érudit qui m'a mis sur la piste. La peur... la peur de l'autre.

Les Québecois ne veulent plus draguer... et si c'était une des causes. Pas la seule, mais si c'était un facteur parmi les autres.

Une amie française me dit que les filles ne pensent qu'à leur mettre le grappin dessus. Je ne sais pas si ça compte, si les garçons pensent aussi loin. Non simplement un garçon pense d'abord à faire l'amour. On ne fait l'amour que nu, et pour cela il faut accepter de se montrer tel que nous sommes, sans possibilité de mentir, en d'autres termes s'accepter. Le long terme n'est envisagé que beaucoup plus tard.

Si j'ai compris quelque chose des différences culturelles, un garçon français qui oserait simplement laisser penser qu'il a peur serait immédiatement classé parmi les impuissants, les incapables, un non-mâle méprisable tant par les femmes que par les hommes. J'exagère sans doute un peu dans la description, mais c'est pour faire image.

En même temps, je me demande si un garçon québécois qui ne montrerait que de l'assurance et la certitude de sa supériorité de mâle ne serait pas tout de suite ridiculisé et classé parmi les ados qui ont besoin d'apprendre à vivre. Ce serait la marque d'un manque de sincérité, d'une fatuité tentant de masquer une plus grande faiblesse.

Ça prend passablement d'hormones pour nous troubler le cerveau au point d'accepter de se montrer nu devant l'autre. On ajoute un peu d'alcool et on tamise la lumière, surtout ne pas mettre les détails en évidence. Après viendra le grand plaisir de découvrir ton corps avec mes lèvres, centimètre par centimètre, poil par poil. Mais pour la première rencontre, il faut accepter de baisser la garde, prendre le risque.

Reste à savoir si c'est la peur d'être vu ou de se voir qui est la plus importante.

Commentaires

1. Le samedi 24 avril 2010, 15:02 par Beautymist

et c'est tout ?!

je croyais qu'ils avaient peur de moi, quand j'étais ado, en tout cas. Trop grande, trop belle, trop intelligente, trop première de la classe... trop... du coup, pas eu de petit ami au collège, rien avant mes 18 ans ! Et c'est moi qui ai dû lui mettre le grappin dessus, à ce premier-là, tout seul il aurait jamais osé... C'est ouf...

Il me faut un fiancé canadien, je crois... mmmh... je vais y réfléchir.

BM

2. Le samedi 24 avril 2010, 15:51 par Le barbare érudit

Merci pour la plogue!

Je me souviens que ça m'est souvent arrivé de rester paralysé par la peur devant des filles et il m'a toujours fallu prendre mon courage à deux mains pour faire les premiers pas… parlez-en à ma femme!

3. Le samedi 24 avril 2010, 16:00 par Moukmouk

Barbare--) Nous avons l'age de l'avouer. Et je pense que si plus de garçons l'avouaient la vie des couples seraient tellement plus facile.

beauté--) et combien de filles sont persuadées de faire peur au garçons alors que c'est d'eux-mêmes qu'ils ont peur.

4. Le samedi 24 avril 2010, 19:32 par Beautymist

rah, bah tu vois, je savais vraiment pas que les garçons avaient peur d'eux-mêmes !

GROSSE découverte ! eurêka !

merci, t'es le meilleur Gros-Ours blanc et l'érudit, il est bien aussi !

bises,
BM

5. Le samedi 24 avril 2010, 19:45 par Moukmouk

beauté--) j'ai l'impression qu'un jeune français ne peut pas avouer qu'il a peur, ça ne les empêche pas de douter d'eux-même. Ici c'est plutôt une qualité ( encore c,est une impression).

6. Le dimanche 25 avril 2010, 01:47 par Nanoulaterre

Quel billet tu nous sors là Moukmouk!!!

Je dirais ceci; et si, l'un et l'autre arrêtaient d'avoir peur, de se poser des questions et, restaient eux-même, tout simplement?
Peut-être que la peur vient simplement d'un rôle qu'on pense devoir jouer?
Je pense qu'il n'y a pas de rôle, tout simplement. Je n'ai jamais eu l'impression que les hommes qui m'attiraient jouaient un rôle, ils étaient tout simplement eux-même, de là le vrai charme. Et je ne me suis jamais sentie ni supérieure ni inférieure à eux, mais compatible et égale, point. Peut-être que Nanou vient d'une autre planète. Mais, c'est ce que je pense. Quand on se pose trop de questions, le charme est rompu. C'est une belle qualité d'homme que j'ai intégré en tant que femme. Vive la spontanéité...

7. Le dimanche 25 avril 2010, 21:01 par Moukmouk

Nanou--) mais pour être soi-même il faudrait savoir qui on est... et ce n,est vraiment pas donné à tout le monde et surtout pas à 18 ans. Certains pensent savoir, mais justement ce sont ceux-là qui se trompent le plus.

je pense plutôt que parfois on se sent si incompétent à se dire, on se sent si démuni devant tout ce qu'elle est.

Oui les rôles aussi. mais comment être au-dessus des rôles ? comment dépasser cela à la première rencontre, quand le jeu est si exigeant et que la moindre erreur peut tout faire basculer dans le ridicule. Si bien que nous sommes souvent ridicules d'essayer de ne pas le paraitre.

8. Le lundi 26 avril 2010, 11:00 par Lôlà

C'est le bonheur au Québec d'être femme et de flâner sans avoir des gros matuvu bavant sur tes nichons et le reste. Je m'y sens respectée et prise pour ce que je suis, c'est à dire quasi rien de pire ou de mieux qu'un être humain ( sexué bien sûr...).