Ça ne me réjouit pas

Avoir raison longtemps après… je vous l’avais bien dit!.. non ça ne me réjouit pas. J’en parle encore même si j’avais dit que je n’en parlerais plus. Avant on pouvait prétendre qu’on ne savait pas, maintenant on sait, mais comme il ne se fera rien, à quoi ça peut bien servir de savoir.

En 2006 j’ai publié un papier qui disait que la grande banquise, le pack d’Elsmere-Groenland qui couvre une grande partie de l’Océan Arctique, qui avait entre 5 et 20 mètres d’épaisseur de glace craquerait avant 2025. Je démontrais le truc par une série de mesures d’épaisseur sur 15 ans. On m’a traité de fou, de dangereux agitateur qui décrédibilisait la science des changements climatiques et qu’à cause d’alarmistes comme moi, le message n’était pas entendu des pouvoirs publics. La grande banquise ne craquerait pas avant 2040 dans les pires scénarios.

 

En 2018 la grande banquise a craqué. 7 ans plutôt que ce que j’avais prévu. Oui on peut dire que je me suis trompé, ou que les changements climatiques accélèrent à un rythme que personne ne pouvait prévoir. Que les scénarios catastrophistes d’il y a dix semblent maintenant être de la propagande des compagnies pétrolières. Personne ne peut plus en douter, nous sommes sérieusement dans la merde.

 

Oui il est possible d’agir, non nous ne sommes pas encore morts. Mais il faut dès que possible une nouvelle taxe d’au moins un euro sur le kilo de bœuf, et un euro supplémentaire sur le prix de l’essence. En plus d’une taxe d’au moins 40 euros la tonne de co2. En Amérique cela veut dire d’au moins tripler le prix de l’essence. Le flux financier généré servira à financer le transport en commun, les trains électriques et la transformation des industries.

 

Mais je n’ai pas beaucoup d’espoir. Nous sommes en campagne électorale et aucun des partis n’offrent le plus petit début de commencement d’une solution. Au contraire on nous promet plus de croissance et une mort plus rapide.

 

Réclamons de lutter pour la survie des humains.

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