Un bruant comme les autres

Il y a un bruant des marais qui s’est installé à l’Auberge de l’Ours qui danse. Un ami sympathique.

Les réactions à mon dernier billet ont été tellement violentes qu’à un moment j’ai pensé cesser d’écrire sur twitter. Est-ce qu’il vaut la peine de parler à des humains qui affirment qu’une femme a le rêve secret d’être battue? Ou qu’on ne la viole pas parce qu’elle est laide? Puis je me dis que les mâles humains ne sont pas tous des violeurs et des batteurs de femmes, qu’il doit bien en rester quelques uns qui font exception. J’en connais un bon nombre… c’est vrai que les autres, les violents je préfèrent ne pas les connaître.

 

Quand je suis triste, je vais voir mes amis oiseaux. La voix triste du bruant des marais m’a tout de suite attiré. C’est un petit oiseaux particulièrement difficile à identifier : La calotte rousse, le sourcil gris et les ailes rousses sans bande blanche le distinguent des autres bruants, particulièrement du Bruant hudsonien qui est semblable. Autrement dit, il est particulier parce que rien ne le distingue des autres bruants. Même ses chansons sont ni franchement originales ni franchement jolies. Un peu comme moi quoi… Tellement ordinaire et médiocre… médiocre parce comme lui je ne suis pas capable d’arrêter la bêtise humaine.

Monsieur B. Des Marais séjourne cette été à l’Auberge de l’Ours qui danse, parce que son marais a été détruit pour faire place à un possible agrandissement du terrain de golf (sport qui pourtant n’a que très peu d’adeptes dans la région). Il aura ici à manger et à boire en attendant de trouver l’an prochain un autre marais et une nouvelle compagne. Il payera avec ses chansons. Ça me va, sa bouffe pour l’été ne me coûtera pas le dixième d’un seul repas de l’ours. Même pas le centième de ce que me coûte ces goinfres de roselins.

 

Oui, je défendrai un monde pour les oiseaux. Comme lui je vais continuer à crier de ma trop petite voix pas très jolie que ce n’est pas seulement un monde pour les oiseaux que les humains détruisent, mais un monde où il leur seraient possible de survivre.

 

 

Fil des commentaires de ce billet