Pitié pour les oreilles des baleines

Un congrès scientifique vient de dire ce que je crie depuis presque 10 ans. Ce qui tue les baleines, particulièrement les bélugas du Saint-Laurent, c'est l'immense tapage que font les humains. Je reprend et augmente un billet de 2008.

La bioacoustique est certainement le sujet le plus fréquent sur ce blog. Spatrop étonnant, j'ai franchement l'impression de beaucoup mieux comprendre les oiseaux et les baleines que les humains. Les baleines souvent disent si bien ce que je tente de dire maladroitement, la Beauté du Monde. Les oiseaux sont capables de grande poésie, mais sont aussi capables comme les humains, de l'affirmation ridicule de leurs évidentes supériorités, ça replace les discours ronflants dans une juste perspective.

Ce que la communication du congrès dit, c'est que plus que par la chasse ou les polluants chimiques, c'est le bruit qui est en train d'exterminer les baleines. Je ne parle pas de la folie criminelle de l'OTAN (et Sarko le fou qui veut que la France participe à cette connerie), mais de la multiplication des bruits d'origine humaine qui coupent les mammifères de leurs environnement.

Les mammifères marins se servent du son pour se situer dans leurs environnement. Avec des systèmes sonars très très sophistiqués ( plus que ceux des humains) ils sont en mesure de cartographier en 3 dimensions tout ce qui se passe autour d'eux. La précision des systèmes d'écholocation est totalement stupéfiante.

Mais sans aucun doute les bélugas du Saint-Laurent sont déjà sourds tellement il y a de bateaux et de bruits de toutes sortes dans leurs environnement. Ils sont obligés de continuellement crier pour se comprendre, alors que ceux de l'Arctique chuchotent. Ne pas entendre c'est risquer de mourir de faim. Quand le passage du Nord-Ouest sera ouvert, il y a un grand risque de disparition de milliers de baleines.

Un monde sans baleine est un monde ou les humains ne peuvent pas survivre. Je ne peux démontrer cela scientifiquement parce que la science parle de causes et que moi je parle de structure. Je peux simplement dire que sans le chant des baleines le monde serait tellement triste que cela ne voudrait pas la peine de survivre.

Voilà un congrès scientifique vient de dire en 2016 ce que je disais en 2008. Mais on ne coupera pas le commerce international et les milliers de grands cargos pour sauver quelques baleines. Non les humains préféreront mourir gras que de survivre dans l'harmonie du monde.

Commentaires

1. Le dimanche 7 août 2016, 20:58 par Sacrip'Anne

Pauvres baleines, si belles, si indispensables à la beauté du monde...