Le dilemme de Morales

La semaine dernière d'autres référendums d'autres « incidents » graves en Bolivie. La démocratie, ça ne compte que quand les riches gagnent.

Des paysans indiens de la montagne sont venus à Sucre, la capitale constitutionnelle de la Bolivie, recevoir des mains du président Morales, les insignes du Mérite Agricole pour les coopératives qu'ils ont organisées. Sous le regard complaisant de la police, des jeunes blancs ont été cherchés les Indiens à l'hôtel les ont trainé sur la place publique les ont dévêtus, battus et brulés leurs vêtements. Provocation.

Deux états de la plaine, le Beni et le Pando ont tenu des référendums demandant plus d'autonomie. Ce qui veut dire que les riches propriétaires blancs ne veulent pas du pouvoir des indiens de la montagne. Il y a même eu une condamnation de l'ONU des incidents de Sucre. La télévision n'en a pas parlé, de pareilles démonstrations de la puissance de la civilisation blanche sur les sauvages, ne sont que trop habituelles.

Les Seigneurs Blancs et leurs armées privées largement pourvues en armes par l'empire USA, ont décidé d'écraser le pouvoir démocratique. Les provocations se succèdent, et le président Morales hésite à répondre. Armer le peuple pour construire la défense contre la provocation des seigneurs blancs? C'est pas sûr que le peuple va gagner, c'est certain que les souffrances et la misère économique vont augmenter. Et ce serait l'occasion idéale pour permettre aux USA d'envahir et d'imposer un gouvernement qui leur est favorable. Ils ont perdu beaucoup de terrain en Amérique du Sud.

C'est vrai qu'avec l'Irak et l'Afghanistan, les USA sont suffisamment affaiblis pour hésiter avant d'ouvrir un nouveau front contre une guérilla. Et que ce serait bien difficile de lié une révolte de sauvages sous-développés de la montagne, avec Al Qaida. Les Seigneurs Blancs nous le répètent chaque jour : ceux de la montagne, sont des sauvages sous-développés.

Encore une fois, la démocratie, le pouvoir des gens est confronté à la puissance des riches. Encore une fois, il y a peu de chance que la démocratie gagne. La démocratie ça ne marche que si elle sert l'intérêt des riches.

La Bolivie, c'est très loin, et je ne sais pas quoi faire pour aider... sinon en parler. Si vous pouvez en parler autour de vous, ça ne donne pas grand chose, mais au moins nous saurons tous avec quel mépris on nous traite. Quand Sarko le Nabot vous parlera d'une alliance avec l'Empire, vous en connaitrez le prix.