Reviendu!

J'ai affronté des monstres énormes, j'ai failli me perdre dans des montagnes de vieilles pierres, j'ai rencontré les descendants des dinosaures, mais j'ai survécu.

Je sens qu'on va me demander des preuves: Pas de problèmes, j'ai des photos ! Mais il me faudra sans doute quelques jours pour tout trier cela, alors d'ici là, modérez vos sarcasmes, je vous montrerai des monstres verts avec des cuisses aussi grosses que le tronc, une chimère aquatique changeant toujours de forme et un petit dragon qui fait tourner ses antennes pour voler et qui crache un feu blanc. Si ce n'est pas du suspense, je ne sais pas ce que c'est.

Pour les vieilles pierres, jurassiennes ou pas, nous nous entendrons, ce n'est pas ce qui manque en France et encore moins en Bourgogne où les moines bénédictins et autres se sont menés de féroces concurrences à qui saignerait le plus efficacement le peuple. Peut-être que ces monastères sont disparus parce que moins efficaces que nos banques, mais l'emprise sur la vie des gens me semble toute comparable.

J'ai aussi vécu la guerre aéroportée contre un minuscule insecte qui me démontre une fois de plus que rien n'est plus important que l'agriculture industrielle.  S'il faut se débarrasser des humains pour que l'agriculture continue, pas de problème !

Vous avez compris, ce sera le sujet de mes prochains billets. Quand aux descendants des dinosaures, je devrais dire les descendantes puisqu'en Bresse ce sont aux poules qu'il faut réserver cet honneur. Oui oui; les poules et nous devrions dire je mangerai du dinosaure pour diner. Je les ai longuement observées et j'en suis persuadé : si pour voler les poules ne sont pas meilleures que les tyrannosaures, elles courent tout autant et font preuve d'une cruauté presqu'égale entre elles. Je n'avais vu jusqu'à présent que des poules si entassées et si obèses qu'elles pouvaient à peine bouger. C'est une grande joie que de comprendre que ce sont de véritables oiseaux, tout aussi capable de se défendre dans la nature que disons les perdrix (aussi rapides) ou les faisans (certainement plus intelligentes). Reste qu'à plus de quinze euros le kilo, c'est pas tous les dimanches que les français pourront mettre la poule au pot. 

J'ai beaucoup aimé la Bresse, et je ne comprends pas que cette région soit si peu touristique. C'est un doux pays avec peu de spectaculaire peut-être, mais une paix profonde, et si on s'en laisse impreigner, c'est une région magique pour veillir joyeusement.