Nouvelles des épaulards

J'ai un immense amour pour les plus grands des dauphins.

Une savante étude sur l'ADN mitochondrial de 132 individus tant du Pacifique que de l'Antarctique cherche à démontrer qu'il y aurait plusieurs espèces d'épaulards. Une façon de tenter de nier les cultures qu'ont développées les plus grands des dauphins.

L'idée derrière le truc, c'est que les différents clans (presque toujours de groupes de clans) d'épaulards utilisent des techniques de chasse et des préférences pour certaines proies que les autres groupes ne pratiquent pas. Ce dont l'étude ne parle pas, et qui est pourtant très important, les épaulards d'un groupe de clans utilisent entre eux, un langage différent des autres groupes.

L'étude n'est pas concluante. Elle indique que peut-être, il y aurait des différences génétiques qui remontent à 150 ou 700,000 ans. Je suis persuadé que si on étendait l'étude à plusieurs membres de différents clans, on observerait autant de différences entre les membres d'un clan qu'entre les membres de différents clans. Ce qui infirme la thèse de race chez les épaulards, comme les différences génétiques entre des individus de la supposée race blanche sont aussi importantes qu'entre des individus de différentes races, et que donc, le concept de race est une connerie.

Mais il existe des différences entre les groupes d'épaulards. Et pourquoi, comme le langage, les préférences alimentaires, les zones et les techniques de chasse ne seraient pas des acquis ? Sans doute parce qu'alors nous sommes obligés d'admettre des termes comme culture, groupe culturel, langage signifiant (pour transmettre la culture) des termes qui ne s'appliquent qu'à l'homme. Autrement dit, il s'agit d'admettre que l'homme est un animal comme les autres.

Un exemple, cinq phoques se prélassent sur une glace flottante. La mère de clan d'un groupe d'une dizaine d'épaulards coordonnent une attaque. Le groupe très serré, fonce vers la glace à pleine vitesse et tourne dans un ensemble parfait, tout près du glaçon: résultat une grosse vague qui incline la glace et fait tomber les phoques à l'eau.

Sous l'eau voilà ce que ça donne:

Enfin, c'est la version racontée par ma copine Isali toujours très habile à se donner un rôle très important.

Commentaires

1. Le mardi 27 avril 2010, 23:08 par paumier

Impressionnants le texte et le fichier sonore !
J'essaye maintenant d'éviter le mot race préférant celui d'ethnie. Mais je ne suis pas jeune et j'ai été "elevé" avec cette notion de race. Elle est bien ancrée dans mon cerveau.
On m'a appris aussi à ne pas être raciste mais je voyais bien que mon père n'aimait pas les Noirs ni les Juifs. Je ne suis pas raciste.
Mon fils a été un skinhead antiraciste. Il a risqué sa peau et plus pour démolir du raciste. Il a un dossier criminel pour certains actes posés.
Quand t'es noir et que tu subis une attaque ou une vexation à caractère racial, tu le sais que ta peau est noire ou brune et que c'est la raison du geste posé.
Les humains sont tous des humains mais comment "nommer" les différences alors ?

2. Le mercredi 28 avril 2010, 18:36 par Miyax

Ma pierre (sexuée) à l'édifice : je sors tout droit d'un muséum d'histoire naturelle où je viens d'apprendre que le dauphin est l'un des rares mammifères dont le pénis est en forme de S.
Je l'ignorais !
Bon maintenant je vais relire plus intelligemment ton texte.

3. Le mercredi 28 avril 2010, 18:49 par Moukmouk

Miyax--) tu sais dans la nature il y a tout l'alphabet, y compris le "Y" qui remonte dans les trompes. ceux équiper de velcro ( aoutch!) mais le plus mystérieux, les pénis cachés des bélugas, qu'ils sortent au bon moment. C'est pour ne pas briser l'Hydrodynamisme