jeudi 22 juin 2006

CONCOURS--Premiers résultats

Les participations au concours des oiseaux improbables donnent des résultats extra-ordinaires. Je ne peux pas dire que c’est au-delà de mes espoirs parce que connaissant votre talent, je suis ravi, mais pas étonné.

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mercredi 21 juin 2006

La grande Frayeur d'Isa

Une question de la Greluche, m’a fait me souvenir d’une aventure de ma jeune amie Isa vécue le printemps dernier.

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mardi 20 juin 2006

Bizarre l’écriture d’un blog

Presque à chaque fois, c’est pareil. Je me choisis un sujet pour mon billet, je fais un peu de recherche pour ne pas trop dire de bêtises, Il arrive même que je sélectionne une photo, le chant d’un oiseau, mais au moment d’écrire, cela part dans une autre direction. Rien à faire mes doigts ne m’obéissent plus et « cela » veut écrire quelque chose d’autre.

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lundi 19 juin 2006

C'EST DUR D'ÊTRE PÈRE!

Mon copain Maki le merle d’Amérique, a beau être un vrai rocker, un dur de dur, un criminel notoire ( enfin, il voudrait bien), cela ne l’empêche pas d’être un bon père de famille. Et un père de famille merle ne laisse pas ses enfants paresser à la maison quand il est temps d’affronter l’école de ma cours et de la vie.

J’étais encore une fois à travailler sérieusement (à ne pas dormir) sur le balcon. J’entends mon ami Maki crier aussi fort que d’habitude dans l’érable. Et puis je vois fonçant vers moi une grosse boule de plumes. Cela semble tenter de voler, mais le principe n’est pas encore vraiment compris, alors disons que cela tombe plutôt lentement. Par miracle ou par chance, la chose à plumes réussit à éviter à la fois la rampe et les barreaux qui la soutiennent pour venir s’écraser entre les pattes de ma chaise longue.

D’expérience, je sais qu’il ne faut pas se mêler des chicanes de famille des voisins, ça tourne toujours mal. À moins que nos voisins soient des phoques, alors on mange tout le monde et la chicane est terminée pour le mieux de notre estomac. Les questions d’éducation sont toujours complexes, il s’écrit des tas de bouquins qui se contredisent et ne sachant pas de quelle école est mon ami Maki, je fais l’endormi.

Le petit est aussi gros que son père tellement le duvet qui reste et les plumes qui poussent le gonflent, mais sa voix ne laisse aucun doute, il est bien jeune ce petit. Cependant, il trouve que sous un ours, il est en parfaite sécurité, jamais un chat n’osera se pointer. Et c’est vrai tant que la chaise tient, il est en parfaite sécurité. Mais il n’y a pas de bouffe à merle sous un ours, et la faim est une réalité constamment pressante chez tous les adolescents en crise de croissance.

Son père tente de lui expliquer que ce n’est pas une bonne idée de crier comme un perdu sous un ours qui dort. Parfois pour retrouver le sommeil, celui-ci peut faire un geste inconsidéré et provoquer de gros dégâts.

C’est la panique quand Maki constate que le petit chien du voisin m’a vu et veut venir. Ce chien est vraiment sans danger, mais il est malade d’un manque sévère d’affection et cherche à combler ces besoins de tendresse par tous les moyens. Le chien fonce, mais au moment de me sauter dessus pour se faire flatter, il voit la boule de plumes et veut la lécher comme une boule de crème glacée. Croyez-moi, c’est largement suffisant pour apprendre à n’importe quel oiseau à voler.

Vous ne me croyez pas? Voici la version des événements par le fils de Maki ( je suis en ville, il y a un bruit de fond important) :

samedi 17 juin 2006

NULIARSAK

Chez les Inuit, l’autre monde n’a pas de prise directe sur notre monde. Parfois, l’autre monde s’appelle le monde des ombres, parfois le monde des Tongats, et la plus part du temps l’autre monde. D'ailleurs, on peut raisonnablement se poser la question s’il existe un ou plusieurs autres mondes, tant les descriptions varient selon les lieux, les moments et les circonstances.

Les êtres de l’autre monde tentent la plus part du temps de nous influencer, de nous amener à faire des gestes, des actes dangereux. Pour un Inuk, l’acte le plus dangereux est de se couper des autres, de se percevoir seul, de se penser isolé. On ne survis pas seul dans ces terres si peu fertiles, nous avons toujours besoin du groupe et le groupe a toujours besoin de nous. Tout est toujours périlleux, les animaux, la glace pleine de pièges, on a toujours besoin des autres.

Certains Inuit, peuvent à partir de rites précis, accéder à l’autre monde, et y apprendre des choses utiles pour la vie. Mais il faut être prudent, avoir un protecteur puissant de l’autre côté et surtout être attaché parce que nos mains ou nos pieds pourraient commettre des gestes mortels sous l’influence des Tongats.

Mais il faut toujours faire attention, éveillé ou en rêve, de ne pas se laisser prendre dans les Tongats. Ils nous soufflent à l’oreille que nous sommes différents, que les autres ne nous aiment pas, que nous n’avons plus la force de les supporter, que nous n’avons plus de force, que nous ne sommes plus du groupe.

Les Tongats les plus fréquents sont les Nuliarsaks. Ils se présentent souvent la première fois en rêve, un homme ou une femme magnifique qui nous aime et nous désire. Et puis on le rencontre dans la vie, et il nous désire de plus en plus. Évidement, pour aimer cette personne il faut s’isoler, parce que les autres, et puis c’est secret, il ne faut pas le dire. Cet amour est de plus en plus exigeant, nous isole de plus en plus et nous entraîne en dehors du groupe jusqu’à ce qu’on en meure.

Est-ce que les dieux des blancs ne sont pas aussi des Tongats? N’ont-ils pas la même approche pour nous dominer, nous soutirer l’amour des autres vers un amour illusoire hors de ce monde, jusqu’à ce que nous désirions la mort? Zub raconte dans un billet sa rencontre avec un Nuliarsak. C’est LA façon de s’en libérer. Il faut le dire à notre clan, se laisser entourer par notre clan, qui nous protégera.

vendredi 16 juin 2006

Hommage à Le Guin et à Chulie

Je suis le président autoproclamé du fan club d’Ursula le Guin au Québec. Cette très grande auteure à la fois linguiste, anthropologue et spécialiste du conte m’a souvent ouvert des pistes de réflexion que je ne suis pas capable de refermer.

Acte-Sud a publié presque tout d’elle. Si vous le connaissez pas je vous conseille le magnifique « La main gauche de la nuit » probablement le plus grand roman d’amour du XX siècle. Sur cette planète ultrafroide, les gens sont normalement neutres, et lorsqu’il entre en période reproductrice, ils sont soit mâles, soit femelles, selon les circonstances. Qu’un terrien mâle se trouve en contact avec un jeune prince dans ce monde ultrafroid, dans la solitude des pôles et toute la complexité de la sexualité s’exprime en dehors de toute pornographie. Pour ma part, c’est « la vallée de l’éternel retour » un non roman inachevé, touffu, avec des passages géniaux et des passages franchement bâclés, une recherche fondamentale sur la notion de sacré, face à la nature.

Un petit texte que j’avais lu en 85, dont je pensais savoir des passages par cœur, et dont je ne retrouvais plus copie ici. Cette chère Chulie, grâce à son réseau d’amoureux des livres m’a retrouvé ce texte. J’écrirai quelque chose pour remercier sa copine Mosava, ( impossible de ne pas penser à Nokosa) qui a fait la passeuse. Ce texte s’appelle « L’auteur des graines d’acacia » 11 petites pages de pur bonheur.

Merci, merci beaucoup, c'est un tel plaisir de relire ce texte qui est pour moi un fondement. Cela m'a permis l'acceptation de la communication avec la planète comme possible, d'en faire un projet de recherche non pas scientifique, mais poétique. Cette opposition qu'il y a entre la communication et l'Art, étant mon lieu premier de réflexion. La communication étant de dire à l'autre, soi dans un cadre, l'art ne veut pas dire à l'autre, mais simplement exprimer l'état du monde.

Évidemment, l'art est une tentative totalement futile, ridicule, à quoi sert d'exprimer si ce n'est à l'autre? peut-être que celui qui pratique l'art n'a pas vraiment le choix. C'est peut-être aussi ce qui explique que l'art est difficilement acceptable dans son temps, tant la vision réelle de notre monde présent, nous est inacceptable avec nos appareils rationnels issus d'une conception de l'ancien monde.

Je tente de faire sentir le monde comme je le sens à défaut de pouvoir l'exprimer à l'autre.

J'avais oublié le concept de thérolinguistique : l’étude des langues des animaux sauvages, et pourtant c'est exactement cela que je fais. Et la question de l’existence du langage des plantes est centrale parce que si d'un point de vue thérolinguistique les plantes ne communiquent pas ( mais ne sont que des amplificateurs, ils sont un outil, un instrument de la communication animal). Cependant, du point de vue de la phytolinguistique, ce que nous percevons comme l'immense bataille des plantes pour l'occupation de l'espace, est et ne peut être autre qu'un acte de dire, d'affirmation de soi, contre et dans.

et qui sera: " le premier géolinguiste, qui, ignorant les chants délicats et transitoires du lichen, lira derrière ces chants la poésie encore moins communicative, encore plus passive, totalement intemporelle, froide, volcanique des pierres : chacune d'entre elles étant un mot prononcé, il y a si longtemps par la terre elle-même, dans l'immense solitude, dans la communauté encore plus immense, de l'espace."

j'en pleure...

Merci Mosava, Merci Chulie

jeudi 15 juin 2006

CONCOURS phase II

Oué !!! la phase un a connu un succès au-delà de tous mes espoirs. J’ai eu une très longue liste d’oiseaux improbables. Il y a même eu des oiseaux existants, mais avec des noms improbables. Je ne veux surtout pas limiter votre imagination, et si de nouvelles idées vous passent par la tête, elles sont totalement bienvenues. Mais j’avais dit une semaine pour que nous entamions la phase II.

Alors, voilà : plus bas il y a une belle liste de vos participations. Vous en choisissez, ou plusieurs si le cœur vous en dit, et on fait un dessin, une photo trafiquée, un modèle en trois dimensions, un film cinémascope couleur, une super production Imax, enfin une représentation en image. Moi je me charge de trouver de quelle voix la bestiole peut bien s’exclamer.

Évidemment, surtout pour moi un dessin c’est un travail considérable, alors il serait normal qu’un tel effort apparaisse d’abord chez vous si vous avez un blog. Vous m’envoyez les coordonnées pour que je fasse les liens à partir d’ici. Si vous voulez me faire parvenir une copie électronique, cela me fera énormément plaisir de la reproduire ici.

Je vous promets de faire un effort considérable pour ( demander à quelqu’un de) construire un petit album comme A’toshka les réalise si bien, avec le cri de la bête en dessous. Je pense que cela pourrait avoir un succès considérable chez nos amis de moins de 10 ans.

Je répète on en choisit un dans la liste (ou dans sa tête) et on fait un dessin. J’en ai perdu quelques uns zut! Me les signaler svp

Donc du grand z’oie zoo fantastique :

Le panaris jaune

La mouette chieuse

Le gros et lent

Le cor mourant

Le martin menteur

La harle pipelette

L’aigrette d’estomac

L’aigrette gazette

La pie héraut

L’oiseau de parapluie

La M’aigrette

Chez les gourmands :

Le pain son aux mûres

La râleuse des fraises

J’ai hâte de voir les résultats

mercredi 14 juin 2006

Il n'y a pas de réchauffement global

L’ouragan Alberto frappe les côtes de la Floride. Rien ne semble exceptionnel, sauf qu’il n’y a jamais eu d’ouragan aussi hâtif depuis que nous avons des données sur les ouragans. Tout le monde est soulagé. Cela n’affectera pas le secteur des plates-formes de forage du golfe du Mexique. On va pouvoir continuer à brûler de l’essence sans problème.

La zone où il y a la plus forte concentration d’ours blancs, c’est la région de la rivière Ta-Hane sur la côte ouest de la baie d’Hudson. La population est maintenant de 935 ours petits compris, alors qu’elle était 1,194 en 2000.

Les scientifiques ont trouvé un ours blanc noyé avant-hier. C’est la première fois qu’on en trouve un. Il avait dû nager 60 kilomètres, depuis la banquise vers la côte, mais il a manqué d’énergie. Sans doute était-il déjà très affaibli par la faim avant de prendre une décision aussi risquée que cette grande traversée. Il ne pouvait pas imaginer non plus la terre ferme aussi loin.

Six cas de cannibalisme entre ours depuis les 2 dernières semaines. Ce n’est pas que les phoques manquent, il n’y en a jamais eu autant, mais ils sont inatteignables. Les cas de cannibalisme étaient extrêmement rares et se produisaient en hiver après une longue tempête, où les ours pratiquement morts de faim, tuaient le plus faible pour que les autres survivent. Mais nous sommes à la saison où normalement la chasse est la plus facile.

La fonction du prédateur est de protéger la santé de la proie. Empêcher les épidémies, d’éliminer les faibles du troupeau c’est protéger l’équilibre des choses. Comme il n’y a pas de prédateurs plus puissants sur son territoire, l’ours mâle doit attaquer les petits pour maintenir le peuple des ours en santé. Le lion fait de même et sans doute plusieurs des grands prédateurs dont je ne connais pas les mœurs.

Mais qu’au printemps, les ours soient obligés de se tuer entre eux pour faire survivre le groupe, cela me fait peur. C’est ce que devraient comprendre les bergers des Pyrénées, l’ours est plus essentiel au mouton que le berger.

mardi 13 juin 2006

Grande nouvelle du Nord

Victoire et trompettes, il y a une maman (qu’on croit être Marcella c’est pas certain) baleine bleue qui a été vue avec un bébé baleineau. Il y a environ 300 bleues qui fréquentent le golfe Saint-Laurent, et on voit un bébé par année en moyenne. L’évaluation du nombre de baleines et de bébés est très douteuse, les bleues sont très difficiles à identifier, et restent en plongée assez longtemps, je devrais dire qu’il y a entre 300 et 1000 baleines bleues dans le golfe.

Mais c’est tout un bébé, il pèse trois tonnes à la naissance et grossira de quatre kilos à l’heure durant les six premiers mois. Il consomme une centaine de litres de lait par jour. Je devrais dire du brie double-crème, ce lait-là, il fait 40% de matière grasse.

Il reste autour de 5000 baleines bleues sur la planète, et ce sont les clans du Pacifique et de l’Antarctique qui ont été le plus sévèrement massacrés. Pour la seule année 1930, il y a plus de 30 000 baleines bleues qui ont été tuées dans l’Antarctique uniquement.

Une femelle adulte fait près de 100 tonnes. C’est deux fois plus lourd que le plus lourd de tous les dinosaures. Jamais sur terre, il y a eu d’animal aussi gros et une capacité aussi étonnante de vocalisation. Nous n’avons pas d’appareils capables de mesurer le « son » le plus grave qu’elle est capable de produire. Des amis ont mesuré un « chant » dont l’onde donnait une pulsation toutes les quinze secondes, et c’était la limite de l’instrument, elle est capable de faire mieux. Par contre, on a aussi mesuré des cris à 150 000 hertz aussi haut que la chauve-souris la plus criarde.

C’est quoi l’écho-location? En gros la mer, c’est sombre et plein de trucs si bien que la vision n’est pas très utile. Alors comme la chauve-souris on fait des petits cris et l’écho revient nous donnant une « image » de ce qu’il y a autour de nous. En variant et en utilisant plusieurs longueurs d’onde en même temps on peut percevoir avec des précisions et des distances différentes. Les grandes ondes nous permettent de voir loin, mais flou, les très petites proches, mais très clairement. « L’oreille » d’une baleine c’est un gros bol de graisse liquide très pur, qui amplifie les ondes qui reviennent, si bien que la baleine « entend » peut-être 200 fois mieux que nous. Il y a beaucoup de guillemets dans ce paragraphe, mais voir et entendre sont des machins vraiment plus complexes que cela semble à première vue.

Vous vous demandiez si, et bien oui. J’ai un enregistrement d’un duo maman-petit baleines bleues. Ce n’est pas ceux de cette année, mais un enregistrement fait l’an dernier, le bébé a alors 5 mois environ. J’ai multiplié l’onde par 3, sinon nous n’aurions pas entendu la maman qui chante trop bas pour nos oreilles. On perd un peu de la voix du petit dans le haut mais… Si on écoute assez fort on entend continuellement comme des battements et des bruits de fond. Ce sont les écho-locateurs de la maman qui veut savoir tout ce qu’il y a dans un grand périmètre autour d’elle. D'ailleurs, je pense que ce duo est une leçon d’utilisation des écho-locateurs. Le petit tente de reproduire les mêmes fréquences d’écho-locations que sa maman pour « voir » ce qu’elle lui indique. Enfin, c’est une interprétation…

lundi 12 juin 2006

Le Chant de la beauté du Monde

Ce Billet est le premier que je voulais mettre en ligne, il serait temps que je le fasse...

J’étudie la balénolinguistique. Oui, oui les différentes langues baleines. Ne le dites pas trop fort, j’ai peur qu’étant fou à ce point-là, on enferme si cela vient aux oreilles des personnes sérieuses.

C’est que les baleines ont longtemps été des animaux terrestres qui sont retournés à la mer, pour faire dans l’eau une énorme chorale, un chant unique, où pourtant toutes et tous jouent une partie spécifique. Ce chant, les arbres l’amplifient, et qu’on le sache ou pas, il nous dit le temps qu’il fait, la continuité des choses, la valeur de l’amour.

Les cachalots ont pour rôle le rythme. Les grandes baleines ( bleues et communes) donnent le souffle, les mégaptères la joie. Les petites baleines et les dauphins traduisent localement le grand message. On peut se servir du chant un peu comme l’Internet. Mais ce ne sont pas des mots et des images qui y circulent, mais des émotions.

J’étudie surtout le mégaptère, c’est plus facile. Pour que le son porte le plus loin possible, les grandes baleines chantent très bas, loin en dessous de la capacité de nos oreilles. Les mégaptères ( baleines à bosses) plus petites (autour de 40 tonnes) chantent plutôt dans notre registre. Elles aiment beaucoup chanter.

Comme les autres baleines, les mégaptères peuvent émettre plusieurs sons en même temps, comme si nous avions plusieurs bouches. La plupart servent à l’écholocation. Savoir et dire où nous sommes et qu’est-ce qui nous entoure. Ensuite il y a le chant pour dire qu’on est bien ensemble, et que le monde est beau.

Voilà un tout petit exemple de la participation de mon amie Nutkat au chant de la beauté du Monde :

dimanche 11 juin 2006

Le Narval- La Licorne de l'Arctique

On a tous entendu parler du Narval, ce petit frère du béluga, ( 500kilo contre 1500) encore plus nordique que lui, à cause de sa canine gauche (chez les mâles) très longue. Je n’ai pas de photo, j’n’en ai jamais vu, mais Google comme toujours peut vous en fournir. C’est que cette petite baleine vit plus haut que les 70* parallèles. Le troupeau le plus important se regroupe autour de Pond Inlet au printemps, ce qui nous permet de faire l’évaluation de sa taille. Il en resterait au total sur la planète entre 700 et 2000.

C’est un animal dont on ne connaît presque rien. Il vit en groupe compact de 6-7 individus ( ça tend vers le 3 femelles –3 mâles) qui se découvriraient durant l’adolescence et qui formerait un clan uni pour le reste de leurs vies( pourquoi ? pourquoi 6?). Les petits suivent ce groupe, jusqu’à l’adolescence soit 2 ans. Pourquoi le regroupement du printemps?

Ce petit clan est d’abord uni par un babillage presque constant, de courts cris qui seront répétés, mais avec de petites modifications. La voix est presque aussi belle et variée que celle des bélugas, mais les chants plus courts ont peut-être d’autres règles. Je les écoute depuis 5 ou 6 heures. Il me vient à l’idée que les cris sont structurés en bloc de sept cris. Comme si notre ami nommait et disait un petit mot à chacun des membres de son groupe ( 7 dans ce cas) et qu’il attend la réponse avant d’en nommer un autre. Les autres font de même. Je ne sais pas, une hypothèse que j’aimerais bien vérifier.

Il y avait plusieurs groupes de narvals et un troupeau de phoques dans le coin. C’était très bruyant. Aussi j’ai du travailler pas mal fort pour isoler des chants. Dans le tout petit extrait, on entend deux fois deux blocs, le premier où on entend un peu les réponses, et après je tente de me concentrer sur un seul narval.

J’ai eu ces enregistrements d’un scientifique qui mesure chaque année la glace dans le détroit de Lancaster. Bien inquiétant cette année, il n’y a pas de glace dans le détroit de Lancaster. Au fait tant au Pôle Nord que Sud, c’est l’année la plus chaude depuis qu’on mesure. En Arctique, la température moyenne a été 6,5 degrés plus élevée que la moyenne, et 1,2 degré de plus que le précédent record ( l’an dernier). Comme l’an dernier était aussi une année record, on peut affirmer sans l’ombre d ‘un doute qu’il n’y a pas de réchauffement des Pôle.

C’est là que navigueront les fameux bateaux du passage du Nord-Ouest. Inutile de vous dire qu’un seul déversement de pétrole, rayera de la planète, la presque totalité des ces petits chanteurs du grand Nord.

AJOUT: Bellzouzou me demande c'est quoi le passage du Nord-Ouest. C'est une nouvelle route maritime qui passe au Nord du Canada et qui fait sauvez 7000 KM entre disons Hambourg et ShangHai. Avant il y avait trop de glace maintenant c'est de plus en plus possible de passer. voir le billet du 28 mai.

samedi 10 juin 2006

Nouvelles Urbaines

D’abord les nouvelles importantes : C’est la fête à Cello, l’amour de Milloraine, et c’est certainement un garçon super, parce que sa copine elle est plus que super. En passant elle m’a fait parvenir une très charmante liste d’oiseaux improbables, dont le Martin menteur, et la Mouette Chieuse sont de bons exemples.

Autre très bonne nouvelle : Bellzouzou a promis juré que si jamais ( d’après elle c’est impossible) elle atteignait 30 commentaires sur un de ses billets elle mettait en ligne une photo d’elle. Sur un billet, où elle prétend qu’un ours cela peut sentir des pieds, il y a déjà 19 commentaires. Un petit effort de votre part, je suis sûr que nous ne le regretterons pas.

J’ai reçu aujourd’hui un chant de Narval, cette si belle petite baleine, devenue tellement rare que certains la croient mythique. Je m’attaque à la traduction, dont je vous fais part demain. C’est un peu comme du béluga, mais avec des notes d’une très grande pureté, une géniale cantatrice, ça vaut la peine.

Oui, oui je sais, vous préférez quand je parle du Nord. Mais même si je m’en désespère je suis toujours en ville, très en ville, trop en ville. Mon quartier s’appelle « Le Plateau » et d’après la revue Londonienne « Wall Paper » qui s’y connaît en branchitude extrême, mon quartier serait un des trois plus branchés du monde. Je voudrais dire à ces messieurs que ce n’était pas une bonne idée de le dire, parce que depuis l’environnement a beaucoup changé.

Avant, mon voisin de gauche c’était une banque, à droite, un bureau d’avocat. Maintenant à ma gauche, c’est un salon de beauté ultra-chic, et à ma droite un bordel chinois. Je ne sais pas si c’est un bordel chinois chic, je ne suis pas entré, mais à voir la très petite taille du personnel, je doute fort que les ours y soient admis.

Ayant quelques lectrices avocates ( non Drenka ce n’est pas de toi que je parle) je ne ferai pas la blague disant que le niveau de moralité du quartier s’est amélioré de l’échange. Cependant, mes nouveaux voisins sont d’une discrétion absolue, alors qu’avant il y avait des forts en gueule.

N’oublions pas Bellzouzou, et ses autruches rigolotes.

vendredi 9 juin 2006

Des petits bonheurs

Le concours est bien parti, cela semble intéresser beaucoup d’entre vous. Deux entrées que j’aime particulièrement « L’oiseau de parapluie » de notre chère Trollette et la « M’aigrette » de Mamicha qui enfin comprend que nourrir des chats pour les manger ce n’est pas très rentable, et que nourrir des chats sans les manger l’est encore moins.

J’ai demandé à Oukpialouk, le prince aux yeux jaunes, d’aller libérer notre amie de sa nombreuse faune miaulante, mais c’est beaucoup trop au sud pour lui.

Mais l’évènement de la semaine : je travaillais fort sérieusement ( à garder les yeux ouverts) sur mon balcon, quand je vois dans l’herbe un petit personnage inusité :

Un chardonneret élégant.

Ça, c’est bizarre, parce que c’est un oiseau d’Europe, il n’y en a pas en Amérique. Qui peut bien avoir eu l’idée saugrenue de mettre un chardonneret en cage et de l’envoyer si loin de chez lui. Je l’entends tenter de me dire quelque chose. Mais évidemment je ne parle pas sa langue, c’est un oiseau d’Europe. À tout hasard j’enregistre.

Et puis je lis chez Heïdi, que la Mini à Alix est une grande spécialiste des langues piti basos. Je n’ai plus qu’à lui envoyer.

Mini a tout de suite reconnu le message : il appelle son petit frère. Deux interprétations sont possibles : un oiseau perdu en Amérique qui appelle son petit frère, c’est logique. Mais s’il appelle le petit frère de Mini, on a de gros problèmes.

Je vous mets le chant, peut-être qu'un autre enfant est capable de traduire:

jeudi 8 juin 2006

UN CONCOURS!

Me fiant à l’efficacité d’Heidi, LA méthode pour améliorer nos statistiques, c’est de faire un concours. En passant, je ne pensais pas que cela avait autant d’importance, le blogueur vit pour ses stats. J’ai connu un départ canon (merci Angel) et puis boum, la chute, mais depuis cela remonte lentement. C’est clair, je n’ai pas la très belle et très drôle plume d’Angel, mais on me découvre lentement, et de plus en plus de personnes m’aiment, le bonheur.

Il y a quelque temps, j’échangeais avec la magnifique DEL4YOU, des petits courriels pour partager nos découvertes d’Oiseaux improbables. Évidemment, vous connaissez tous le « grosetlent » ou l’oiseau-carotte qui a un vol pivotant. En connaissez-vous? Si vous n’en connaissez pas, faites-vous aider d’un enfant et vous verrez qui est le plus intelligent.

Donc : un concours et deux étapes a) vous m’écrivez par courriel un ou des noms d’oiseaux improbables. b) on fera un concours de dessins d’oiseaux improbables.

Moi comme je ne suis pas capable de dessiner ( je ne me relis même pas quand j’écris avec un crayon) je m’engage à découvrir le chant des oiseaux improbables.

Et on gagne!!! Quoi, je ne le sais pas encore, mais à tout le moins vous gagnerez mon affection.

Et le plus important, vous dites à tous vos copains-copines qu’il y a ICI, le plus extraordinaire, le plus fantastique des concours d’oiseaux improbables. Il y a plein de gens qui vont venir et ce sera le bonheur…

mercredi 7 juin 2006

Pause

J’ai un autre billet de prêt, mais non… j’ai besoin de réfléchir encore, merci à vous tous qui réfléchissez avec moi. Je ne prétends surtout pas avoir des solutions, mais il faut continuer à dire ce qui se passe en nous, avec les autres, pour éviter que d’autres de nos amis tombent dans le cycle infernal de la non-communication.

Je demeure persuadé que le travail sur soi ne suffit pas. Je demeure persuadé que nous pouvons aider, ne fusse qu’en étant présent, compagnon de présence, sans avoir de solution, mais du cœur, oui simplement du cœur.

Pouvez-vous me dire comment être plus utile à l’autre?

mardi 6 juin 2006

La terrible bête

Si on parle de la dépression, on vous répond qu’il faut agir sur la recapture de la sérotonine, ou sur la dopamine ou… la chimie du cerveau est en cause. C’est vrai, mais la chimie du cerveau, ce n’est pas indépendant de la vie. En 1950, la dépression était une maladie très rare ( une personne sur 50 000) et très grave, qui réagissait bien aux électrochocs. Maintenant dans les pays dits développés, c’est une personne sur dix qui connaîtra un épisode de dépression grave dans sa vie, et dans certains pays une personne sur 5. En France, (selon le CREDES) la prévalence de la dépression a été multipliée par six entre 70 et 97 et l’augmentation continue encore.

C’est vrai que quand notre outil est un marteau, tous les problèmes sont des clous. On ne sait pas ce qui se passe c’est donc de la dépression. Et puis, non! Il y a réellement un problème. Cette épidémie est une conséquence de l’organisation sociale, de notre mode de vie. L’humain est un animal clanique depuis plus longtemps qu’il est ce que nous qualifions maintenant d’humain, et ce n’est pas les derniers 50 ou 100 ans qui y changent quelque chose. Nous sommes fait pour vivre dans un réseau très dense de sensations, d’odeurs, d’interactions qui nous sécurise et nous identifie continuellement comme membre d’un groupe, qui affirme notre identité d’un « je » parmi un nous.

La dépression c’est le manque de cette relation. La dépression est une maladie de la communication.

J’ai une amie très chère, une femme forte, une mère parfaite, une réussite professionnelle, et pourtant. C’est un barrage qui protège le bonheur et la sécurité de ses enfants contre le monde, contre les autres, et pourtant. Derrière ce barrage monte l’amas de toutes les petites misères des jours et qui se noie dans une rivière de larmes qui ne sortent jamais. Ou presque, on voit bien que la pression est trop forte, ça craque, ça coule un peu partout, semble-t-il pour rien… j’ai peur.

J’ai peur que le barrage cède, et s’il cède, ceux en aval seront touchés, cela fera des dégâts. Et comme il n’y a pas de sortie à ce puissant barrage, comment ne cédera-t-il pas?

Je suis intimement persuadé que vous aussi, vous connaissez des personnes comme mon amie. Comment leur dire que nous avons besoin des autres, et qu’il y a beaucoup des autres, moi, vous et combien d’autres, tous prêts à simplement être là, à écouter, à toucher, sans vraiment trop comprendre, sans vraiment avoir de solution à donner.

Parce que la seule solution est de faire sentir que oui, tu n’es pas seule, tu es parmi nous.

lundi 5 juin 2006

Odélie et Yoda

Vous vous en souvenez, le printemps dernier Aude dite orium a été aux prises avec une invasion de coccinelles sur sa bannière. Je n’ai rien contre les coccinelles bien au contraire, ces féroces lionnes de jardins font un travail fantastique pour contrôler les pucerons et des tas d’autres petits insectes qui autrement boufferaient tout ce qui est vert.

Surtout la formidable coccinelle 7 points, courageuse, puissante, gloutonne et chatouilleuse quand on l’a sur le bras. J’aime moins la coccinelle asiatique, assez efficace aussi, mais lorsqu’elle a peur, comme le putois ou la mouffette, elle fait un pipi odorant. Une pas de problème, mais elles ont l’habitude de se réunir par milliers pour passer l’hiver et là, vaut mieux ne pas les avoir dans sa cabane de jardin, ou sa maison.

Donc, j’avais demandé à mon ami Yoda, de surveiller les lieux et de contrôler la population de coccinelles chez Aude dite Aurium. Il est très consciencieux, et généralement quand je vais jeter un oeil pour savoir ce qu’elle dit, je vois mon ami s’assurer que tout se passe bien.

Aujourd’hui Yoda et sa compagne Odélie, veulent vous dire bonjour et qu’ils vous aiment beaucoup. J’ai leur ai demandé de faire une photo, mais Odélie n’a pas voulu ( c’est bien compliqué parfois les filles). Yoda lui Il s’est tout gonflé pour bien montrer combien il est gros et fort.

C’est vrai qu’ils sont bien difficiles à comprendre ces deux-là, ils s’aiment beaucoup, mais ils aiment encore plus se chicaner. Il s’agit qu’un dise quelque chose pour que l’autre insiste que c’est le contraire. Alors, le duo est un peu décousu, mais je vous jure, il est plein de bonne volonté.

dimanche 4 juin 2006

Nokosa vous salue

J’ai déjà dit quelques mots sur les éclosions de planctons. Ce qui limite la quantité de vie dans les océans, c’est la disponibilité de nourriture. Si sur la terre, le premier niveau de nourriture, c’est l’herbe et les champignons qui recyclent tout, en mer c’est le plancton. Or il n’y a pas assez de sels minéraux ( surtout de fer et de phosphore) pour qu’il y ait partout, en grande quantité, de la nourriture. Ça prend des évènements spéciaux.

Une tempête qui amène du sable dans l’océan, une crue soudaine d’un grand fleuve, un grand vent qui détourne un peu un courant marin ou la fonte des neiges, voilà ce qui apporte ce dont la mer a besoin. Ces nouveaux sels minéraux seront très rapidement utilisés. En 24 ou 36 heures, tout ce qui est disponible sera transformé en nourriture, c’est ce qu’on appelle une éclosion de plancton.



Sur la photo satellite, vous voyez une tache bleu-vert au large du fleuve Delaware en crue. Les nouveaux sels minéraux ont été transformés en 4 ou 5 millions de tonnes de nourriture. Ce n’est pas une très grosse éclosion. Mais inutile de vous dire que c’est une nouvelle qui se répand très vite dans la mer. Tous ceux qui sont capables de s’y rendre foncent pour avoir les meilleures places au grand festin.

Une petite crue a entraîné une petite éclosion au sud de Terre-neuve au moment ou beaucoup de grandes baleines reviennent de leurs vacances d’hiver dans le Sud. Je reçois un message « sixty commons whales feeding at Pleasance Bay » 60? Non c’est pas vrai, ce serait franchement énorme, une erreur sans doute c’est 16 rorquals communs qu’on a vus (c’est déjà beaucoup).

Je contacte un ami dans le coin en lui disant bien de mettre les hydrophones à l’eau. Il voit une douzaine de grandes baleines et cherche un peu quand il perçoit des sons très très forts. Nokosa est là, elle sait et veut nous dire quelque chose. Je vous en mets un petit bout.

Ce qu’il y a d’extraordinaire dans ce message, c’est qu’il y a très peu d’écholocation. Les baleines se servent du son pour voir, pour se situer dans l’espace, et souvent les chants sont embrouillés. Elle ne veut que dire, que nous transmettre. Je ne vous mets que la fin du message ( je ne veux pas être indiscret). Le registre de sa voix qui dépasse très très largement la capacité de nos oreilles, les nuances dans sa vocalisation, Nokosa est une grande chanteuse. Que dit-elle? Les grands coups de corne correspondent à de l’écholocation longue distance, mais sans retour ( je suis seule loin = je m’ennuie) dans le contexte les petits cris sont un peu comme viens ici…

Vers la fin, il y a des bruits comme de la friture ou comme une grande vague sur des galets, c’est de l’écholocation ( des ondes lancées dans une très large gamme de fréquences) il y a quelque chose qu’il la préoccupe dans son environnement. Alors, elle fait 7 petits cris qui sont l’équivalent de bisous pour elle. Je me demande, un bisou de baleine de 40 tonnes, ça doit être assez particulier.

Nokosa vous salue et vous dit qu’elle veut vous connaître et vous fait des bisous. Elle est belle la vie n’est-ce pas?

samedi 3 juin 2006

ON M'ACCUSE, JE VAIS ME DÉFENDRE

Alors que le plus discrètement possible, je signalais à Bellzouzou qu’il y avait probablement méprise, et que la photo d’elle présente sur son blog

N’était pas une image d’autruche, mais d’Émeu. Voilà les 4 indices qui me font me questionner sur son identité.

a) Les autruches ont la tête plutôt blanche alors que les émeus sont franchement gris.

b) Les autruches ont presque toujours du rose dans la figure, pas les émeus

c) La longueur du plumage sur la tête est nettement plus courte chez l’autruche que chez l’émeu

d) Le bec de l’autruche est beaucoup plus plat que celui de l’émeu

Voici une belle autruche qui vient juste de sortir du salon de beauté.

Bellzouzou a crié haut et fort sur son blog que j’étais un escroc. Je voulais gentiment corriger une erreur, et voilà qu’elle publie une autre photo d’Émeu ( franchement punk) et prétendant que c’est une autruche. C’est avec beaucoup de regret que je dois me défendre.

Mesdames, messieurs les juges, ce n’est pas parce qu’on entretient sciemment la confusion chez les ratites, ce n’est pas parce que sur l’internet on ne voit pas que du sesque et du stupre, mais aussi la désinformation la plus dangereuse, qui faut condamner ceux qui vaillamment osent affronter le mensonge et faire éclater la vérité.

Ne nous mettons pas la tête dans le sable, puisque les autruches ne le font pas. Dénonçons ceux qui nous attaquent et ensemble faisons briller la lumière de la vérité sur le monde qu’elle rendra libre. (Applaudissements nourris).

On comprendrait qu’un ours du Nord puisse faire des erreurs sur des oiseaux qui vivent dans l’hémisphère sud. On comprendrait aussi que la grande confusion qui règne chez les ratites, puisse égaré des moins informés. Mais si on attaque l’ours il se défend et prouve hors de tout doute qu’il a raison.

vendredi 2 juin 2006

Climat été 2006! allez, je me lance

Avec l’aide de deux amis, nous tentons de développer un modèle de prévisions climatologiques dont les éléments d’analyse principaux sont l’oscillation médio-atlantique, les grands courants marins et le jet-stream. Nous ne sommes pas en mesure de prédire la situation dans le Pacifique, donc on doit se fier aux spécialistes USA. Ils disent cette année que ce sera « la Nina » ( renforcement du flot de l’Humbold).

Étant donné ma savante équipe de recherche MDD ( mes deux doigts) et la puissance de mon super calculateur de marque BIC, la valeur scientifique de ma prévision est presque certaine ( c’est à peu près certain que je me trompe.) Mais si je ne l’écris pas quelque part personne ne pourra me féliciter si j’ai raison ni me chicaner si je me trompe.

Cela ne vous intéresse pas vraiment la prévision des ouragans sur la cote-est des Usa. Par contre ce qui se passera en France, ça c’est important. Je tiens à souligner que les 6 modèles qu’utilise Météo-France ne leur permettent pas de dire quoi que ce soit. Alors, la probabilité que je sois dans les patates est très grande. Mon courage doit être souligné.

Juin pour le Nord de la France: vous n’avez pas fini de geler. La première partie du mois sera nettement en dessous des moyennes, avec plus de pluie que la moyenne. Je sais, vous êtes déjà en train de pourrir sous le froid et l’humidité, ( des maximums inférieurs à 23) mais il est très difficile de penser à une réelle amélioration avant le 15.

Juillet-Aout : ce que vous avez souffert en froid avant vous le souffrirez en chaleur après. Un très vaste anticyclone va se bâtir dans le sud de l’Allemagne qui va entraîner une sécheresse assez importante et des températures élevées surtout début août. Pour tout le Nord de la France, il est à prévoir 2-4 degrés au-dessus de la moyenne ( c’est important.) La sécheresse menacera plusieurs cultures. Autrement dit beau, mais chaud.

Bon, si je me trompe vous allez avoir de belles grosses tomates à me lancer, et vous allez être bien heureux.

Ce que je ne peux pas prévoir, ce sont les nouveaux monstres météo qu’on n’avait presque jamais vus avant. L’ouragan Katrina en est un, la super grande tempête de début mai ici en est un autre. Je pense que le mauvais temps que vous avez eu est un reste de ce monstre, mais ce n’est pas démontrable. Est-ce qu’on pourra qualifier le super anticyclone sur l’Allemagne de monstre? Je ne sais pas.

Ne rangez pas tout de suite vos bas de laine, mais achetez des sandales en promotion maintenant, vous allez en avoir besoin.

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